Catégorie : Jouets

Victor Hugo, Cosette et La poupée qui mord

La poupée qui mord, que nous jouons en ombres et en poupées,  est un conte italien du XVIe siècle, publié dans un recueil d’histoires en deux volumes,  Les Nuits facétieuses (Le Piacevoli Notti), de Straparola. Cet ensemble de contes et de fables connut à l’époque un véritable succès européen, et inspira les grands auteurs de contes comme Grimm et Perrault.

Il inspira aussi Victor Hugo. Sa petite Cosette, comme la petite Anamandine de Straparola, pauvre et orpheline, découvre dans une vitrine une magnifique poupée, qui lui fait tout oublier, la faim et sa mission : rapporter du pain. Cosette se fait battre par les Thénardier comme Anamandine par sa sœur. Et si la poupée de Cosette ne remplit pas le pot de pièces d’or, tel l’âne de Peau d’âne, la petite fille trouve dans son sabot, comme par magie, un louis d’or (Jean Valjean est passé par là).

Voir cet article de Michel Manson :

La poupée de Cosette : quand Victor Hugo soulignait l’importance du jeu pour les enfants.

(The conversation, rubrique Éducation)

La poupée de Cosette, huile sur toile par Léon-François Comerre, conservé à la mairie de Trélon (Nord)

La poupée qui mord, Amandine et sa poupée, Théâtre Àêtre

Le déguisement et les autres, être ou paraître

En cette époque de Carnaval, on se déguise pour parader, défiler, se lâcher… On est un autre pour la galerie, on peut se permettre de dire des bêtises, de faire des choses incongrues. On déploie des trésors d’imagination pour créer un costume loufoque ou magnifique, faire rire ou rêver.

Dans le quotidien des jeunes enfants, on n’a pas besoin du regard des autres pour se déguiser. Au contraire, ce regard gêne. Celui qui observe les joueurs, à moins qu’il ne sache se montrer très discret, ouvre une brèche dans le jeu. Il suffit de quelques accessoires pour être un  autre, pirate ou naufragé, ours ou chien, et le couffin devient bateau… Le jeu risque de se briser si un adulte, admiratif de tant de liberté, prend les joueurs en  photo. Conscients d’être observés, ils feront alors semblant d’être, non un ours et un chien dans un bateau, mais des enfants qui jouent à être un ours et un chien.

Souvent, pourtant, les enfants font appel à de plus grands pour se déguiser. Ils ont besoin d’un coup de main pour attacher un costume, trouver des accessoires, ils ont besoin d’encouragements, de complicité bienveillante. Ils se voudraient Aladin ou Reine des neiges et ne savent pas comment s’y prendre. Entre pairs, pas de souci, ils s’entraident et la phase de déguisement est vite dépassée, l’aventure ludique commence.

En revanche, le rôle d’accompagnateur n’est pas facile. On s’amuse à habiller l’enfant selon son désir, qu’on soit bon en couture ou capable de fouiner et de transformer cartons et tissus en matériaux de rêve. Mais jusqu’où l’accompagner ? « Te voilà déguisé, maintenant joue ! » ou, pire, « maintenant joue, je te regarde ». Nous avons beau y mettre toute notre tendresse, toute notre admiration, le jeu de faire-semblant se perd. Le jeu narcissique prend sa place. On court se regarder dans un miroir. Et la séance de déguisement se termine en photos sur un smartphone.

Quand la marionnette ouvre la bouche…

Quand la marionnette ouvre la bouche, elle grimace et se met à parler, à chanter peut-être, et c’est drôle…

La marionnette permet aussi de dédramatiser, de débloquer, de dépasser un obstacle.

Par exemple, imaginez un enfant qui ne veut pas manger (on a tous connu ça), voilà le chien qui ouvre grand la bouche pour avaler le contenu de la cuiller à sa place… et, après quelques va-et-viens entre l’enfant le chien, la soupe est avalée…

Imaginez un enfant qui boude et ne veut pas parler,, peut-être bien que le renard pourrait le faire rire et l’aider à s’exprimer ?

Imaginez un enfant qui refuse de se laver. La marionnette gant tient le savon dans sa bouche, et hop ! on se savonne !

 

Marionnette en tissu éponge bio, qui ne pose aucun problème d’entretien puisque c’est aussi un gant de toilette, vingt animaux sympathiques, à choisir dans la boutique AETRE et deux tailles, pour une grande ou une petite main.

Beau programme pour la fin de l’année

Les Veillées  continuent pour le Théâtre Àêtre, nous  avons raconté Le roi aux  concombres doux, en marionnettes d’ombres, au coin du feu à Meudon et Haramont  (soirées privées, 22 et 23 novembre 2019), et dans le cadre du festival du conte, d’Orly,  à la ludothèque Paul Eluard.

C’est à la Médiathèque  La Belle Gabrielle, au Coudray-Montceau, que nous avons joué Les boites de peinture, d’après Marcel Aymé le 30 novembre.

Et nousavons présenté notre spectacle pour les plus jeunes, Les trois ours, aux enfants de la Crèche La Ribambelle à Paris le 12 décembre.

Par ailleurs, nous avons  découvert un tout petit lieu délicieux, La curiosité, rue des Feuillantines, à Paris 5ème, où nous avons proposé une boutique éphémère le vendredi 13 et le samedi 14 décembre, avec les jeux et jouets Àêtre. Pour clore joyeusement cette vente, nous avont écouté Geneviève Cabannes, contrebasse, et Francis Gorgé, guitare, lors d’un apéritif-concert, Et Voilà !

Les animaux Carapau entrent dans notre collection

Nous les avions découverts en septembre 2018 au Salon Maison et Objet, en les retrouvant avec autant de plaisir sur le Salon de janvier, nous avons décidé de les accueillir dans notre collection.

Esthétiques, éthiques, ludiques, ils ont tout pour plaire… Créés par deux designers portugais, Rita Faria et Tiago Couto, fabriqués au Portugal dans leur studio de création, les animaux Carapau sont en laine, travaillée selon un procédé traditionnel local (laine bouillie).

Soucieux de la préservation de l’environnement, Carapau reverse 3% de ses ventes à des organismes de protection des espèces animales.

 

Hand spinner et jeux inclusifs

Histoire(s) de jouer

Baigneur Africain fille ou garçon
Représenter la diversité  
Quoi de mieux pour jouer au papa ou à la maman qu’une poupée qui vous ressemble, et inversement quoi de mieux pour apprendre la différence et la tolérance que des baigneurs à la peau claire ou foncée, ou qu’un poupon représentant un enfant handicapé, ”un enfant qui a besoin de plus de soins et d’attention” dit la pédagogue, dans un reportage au Salon du Jouet de Nuremberg, sur ARTE Xenius, diffusé en mai 2017. Cette vidéo traite de l’influence du jouet dans le développement de l’enfant, vaste sujet survolé en 27 minutes, dont plus de 4 minutes consacrées au jouet ”inclusif”.